Interpellation brutale en pleine manif’

Un exemple de répression d’État


À Lille le samedi 14 mars 2026 s’est déroulée une manifestation unitaire contre la guerre, le racisme, le fascisme et les violences d’État, à l’appel ou avec le soutien de la Marche des Solidarités et de plusieurs organisations. LDC HdF participait à cette mobilisation. Un groupement de policier·e·s censé·e·s protéger la manifestation a violemment interpellé en pleine manifestation deux jeunes manifestant·e·s.

La manifestation contre la guerre, le racisme, le fascisme et les violences d’État se déroulait normalement dans la rue Nationale de Lille, à proximité de la place de Strasbourg, quand soudainement, un groupement de police lourdement équipé a longé la manifestation et s’est jeté sur un groupe de jeunes manifestant·e·s pour en interpeller deux, alors qu’ils et elles dénonçaient bruyamment une chaîne de grande distribution qui soutient l’armée israélienne, et dont un magasin était sur le parcours. Aucun incident n’avait pourtant eu lieu.

Deux enfants ou adolescent·e·s ont protesté de l’arrestation, ont été bloqué·e·s dans une entrée d’immeuble et caché·e·s à la vue des manifestant·e·s par un cordon. Une partie de la manifestation a réclamé la libération des camarades sans succès, tandis qu’une autre partie a malheureusement continué à avancer malgré l’invitation à manifester sa solidarité qui s’exprimait.

Une manifestante drapée dans un drapeau palestinien a été conduite par deux casqués à la position policière avenue de la Liberté, et nous n’avons pu voir le second manifestant lorsque le groupement policier a suivi. Plusieurs manifestant·e·s protestant contre cette interpellation arbitraire ont été physiquement menacé·e·s et insulté·e·s par des membres de cette escouade indigne.


LDC éducation Hauts-de-France condamne fermement cet acte de répression contre une manifestation pacifique.


Nous exigeons la fin des violences d’État contre la liberté d’expression, une refonte du maintien de l’ordre en manifestation, orienté depuis plusieurs années vers la répression, et l’abandon des éventuelles poursuites judiciaires à l’encontre de nos camarades.