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Au service de tou·te·s
Cet été la canicule a fait des milliers de mort·e·s, les hôpitaux ont frôlé l’engorgement, des incendies dévastateurs ont été difficilement combattus par des pompiers insuffisamment protégés, faute de moyens… De l’aide sociale à l’enfance aux établissements d’accueil des personnes âgées dépendantes, la pénurie de moyens publics concerne tous les secteurs et tous les âges.
Et pour la rentrée scolaire, les effectifs des classes sont pléthoriques, il manque des enseignant·e·s, des AED, des infirmier·e·s, l’accompagnement des élèves à besoins particuliers ne peut pas être entièrement couvert, les effectifs des personnels de restauration et d’entretien sont déjà sous pression.
Or les services publics n’ont jamais été aussi nécessaires, dans un contexte de marasme économique, d’accroissement de la précarité, et de bouleversements climatiques. Quand une maternité ou un bureau de poste ferment, ce sont des distances plus grandes à parcourir pour les usager·e·s, alors que le coût des transports et des carburants ne cessent d’augmenter. Aux premiers chefs la santé, l’éducation et le social sont des secteurs primordiaux pour assurer l’égalité entre tou·te·s les citoyen·ne·s ; mais au-delà ce sont des millions d’agent·e·s publics qui assurent des aspects importants de nos vies (hygiène, sécurité, services postaux, etc.)
Prix en hausse, salaires en baisse
Ce sont pourtant ces agent·e·s qui voient leurs salaires s’effondrer, tandis que les plus grandes fortunes engraissent tant et plus. Ainsi, en 6 ans le point d’indice des fonctionnaires à augmenté de 5 % alors que l’inflation a atteint 21 %. En 10 ans, 1 million d’agent·e·s ont vu leur traitement indiciaire diminuer de 15 %, et si rien n’est fait 1 million d’agent·e·s passeront en dessous du SMIC dans quelques mois. Par contre en 2023 le gouvernement choisissait de verser 211 milliards aux entreprises sans contrepartie, et les 500 plus riches fortunes professionnelles augmentaient en 15 ans de 370 %.
Les prix ne cessent d’augmenter, et en particulier les postes vitaux (nourriture, déplacements et carburants, énergies, soins, loyers) ; les différentes fonctions publiques emploient toujours davantage de personnes contractuelles, à temps partiel contraint, qui grossissent les rangs des 9,8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire (données INSEE 2024).
Un choix politique
La priorité du gouvernement ? Utiliser l’argent public pour arroser les riches, au travers de baisses de cotisations ou d’aides publiques aux grosses entreprises ; avec son président pilote de jet-ski, le gouvernement déréglemente l’usage de l’eau pour les agriculteurs productivistes, simplifie la mise sur le marché de logements passoires thermiques, annonce le doublement des franchises médicales, favorise les écoles privées au détriment de l’université publique, promeut une nouvelle loi pour faciliter encore les tirs policiers et multiplie les attaques contre les services publics au nom de la « dette », qu’il a lui-même organisée en asséchant les ressources et le partage des richesses produites.
Et dans la balance budgétaire : d’un côté, 415 milliards d’euros de crédits programmés pour militariser la société, avec un supplément récent de 36 milliards ; 211 milliards d’euros alloués chaque année aux entreprises sans contreparties ni évaluation ni contrôle – de l’autre côté, de nouveaux gels de crédits (dont la congélation poursuivie pour le point d’indice des fonctionnaires), et des annulations de crédits pour les services publics à hauteur de 6 milliards d’euros, avec la possibilité d’aller jusqu’à 10 milliards d’euros.
Détruire les services publics, s’en remettre en tout au privé – qui en fait ses choux gras et enrichit toujours plus celles et ceux qui ont déjà trop, quitte à brader ce qui en principe appartient à tou·te·s – est un choix politique. Cessons d’accepter d’être nourri·e·s de belles promesses, et elles ne manqueront pas d’ici à l’élection présidentielle. Agissons maintenant, laissons parler notre ras-le-bol et notre colère.
Pour toute la Fonction publique, LDC exige
• Une revalorisation immédiate, et à hauteur des pertes de salaire réel, du point d’indice (20 % au moins)
• L’indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation
• La revalorisation des grilles indiciaires pour les catégories les plus défavorisées (B et C)
• L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes
• Le rétablissement d’une rémunération à 100 % pour les agent·e·s en congé-maladie ordinaire
• L’abrogation du jour de carence
Dans l’Éducation, LDC exige
• Un statut de fonctionnaire catégorie B pour les AESH dans l’éducation
• Un salaire pour les enseignant·e·s, Psy-EN et CPE égal au salaire des autres cadres A de la Fonction Publique
• La titularisation des précaires sans condition
• Une augmentation générale des salaires à commencer par les plus bas
• Des moyens à la hauteur des besoins, pour les postes de toutes les catégories, comme pour une diminution des effectifs dans les classes
Usager·e·s, salarié·e·s du privé et du public, chômeur·se·s, étudiant·e·s, retraité·e·s, nous sommes tou·te·s concerné·e·s, agissons ensemble.
Le tract de LDC HdF
Manifestons toutes et tous ensemble le 29 septembre !
80 • ABBEVILLE • 18h00 • Mairie
80 • AMIENS • 14h00 • Maison de la Culture
62 • ARRAS • 9h30 • Place de la Gare
60 • BEAUVAIS • 14h00 • Place Jeanne Hachette
BEAUVAIS • 10h00 • ASSEMBLÉE GÉNÉRALE • salle Saphir, maison des associations 25 rue Maurice Segonds
62 • BOULOGNE/MER • 10h00 • devant la sous-préfecture
59 • DUNKERQUE • 9h30 • Place Jean Bart
02 • LAON • 10h00 • devant le lycée Paul Claudel
59 • LILLE • 14h30 • Porte de Paris