Appel à grève et mobilisation le 3 avril

Le syndicat Lutte De Classes – Hauts de France se joint à l’appel intersyndical à une journée d’actions et de mobilisation des personnels, le jeudi 3 avril 2025.

Nous n’accepterons pas une année noire pour la Fonction publique et les agent·e·s publiques en 2025 !

MANIFESTATIONS DU JEUDI 3 AVRIL 2025

ABBEVILLE 17H00 ENTRÉE PRINCIPALE DE L’HÔPITAL

AMIENS 14H00 PLACE DE L’HÔTEL DE VILLE

BEAUVAIS 17H00 PRÉFECTURE

LAON 10H00 PRÉFECTURE

LILLE 14H30 PORTE DE PARIS

Les organisations syndicales signataires refusent que les services publics, la Fonction publique et les agent·e·s publiques soient sacrifié·e·s sous le joug de contraintes budgétaires imposées par la mise en œuvre d’une prétendue « économie de guerre ». LDC éducation Hauts-de-France considère qu’elle ne serait qu’un prétexte à étendre encore l’austérité qui pèse sur le dos des personnels et des usager·e·s des services publics1.

Au travers des annonces gouvernementales, force est de constater que l’année 2025 pourrait être une année noire pour les services publics, les usager·es et les agent·e·s, marquée par :

– une volonté gouvernementale et patronale d’augmenter toujours et encore le temps passé au travail avec le passage à 64 ans pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. Deux ans après, la réforme est toujours aussi inacceptable : les 64 ans doivent être abrogés2 !

– une nouvelle dégradation de la rémunération des agent·e·s publiques avec la poursuite du gel de la valeur du point d’indice après une année blanche en 2024, la reconduction du non-versement de la Gipa3 en 2025 comme en 2024, l’absence de refonte de la grille indiciaire, la persistance d’inégalités salariales entre les femmes et les hommes,

– la stigmatisation des agent·e·s malades avec la réduction de 10 % de la rémunération les trois premiers mois du congé maladie ordinaire,

– par l’injustice sociale liée aux baisses de crédits alloués au financement des politiques d’action sociale.

D’autre part, en engageant une nouvelle revue des missions publiques ou encore une loi dite de simplification, le gouvernement met à l’ordre du jour de nouvelles externalisations, privatisations et suppressions de politiques publiques et de services publics – au détriment du service rendu aux populations.

Les organisations syndicales appelant à la grève et à la mobilisation réitèrent que d’autres choix sont possibles, nécessaires et finançables.

Lutte de Classes éducation Hauts-de-France revendique :

  • des services publics et une Fonction publique assurant les droits et répondant aux besoins de toutes les populations sur l’ensemble des territoires métropolitains et en Outre-Mer ;
  • l’augmentation de la valeur du point d’indice et la refonte des grilles indiciaires ;
  • l’augmentation en valeur absolue de tous les salaires et des mesures salariales générales, à commencer par les salaires les plus bas ;
  • l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • la suppression de la baisse de 10 % des rémunérations pendant les congés de maladie,
  • le rétablissement du versement de la Gipa,
  • que les droits des agent·e·s publics, pour la protection et l’action sociales, soient pleinement assurés.

LDC éducation Hauts de France se joint aux organisations syndicales qui appellent les agent·e·s publiques à une journée d’actions et de mobilisation des personnels, le jeudi 3 avril 2025.

Réunissons-nous sur nos lieux de travail en Assemblée générale pour débattre des situations et des modalités d’actions, et faisons entendre nos revendications par la manifestation.


  1. L’argument du renforcement de la capacité militaire tient pas, au prétexte d’atteindre un budget de la défense renforcé, quoi que l’on pense de la situation : en 1936, les dépenses militaires se sont montées à 5% du PIB, et dans le même temps d’importants droits sociaux ont été mis en place ou conquis. Il s’agit avant tout, pour le gouvernement, à poursuivre et accentuer sa politique en faveur de l’oligarchie. ↩︎
  2. Selon le Conseil d’Orientation pour les Retraites (COR), l’allongement de la date de départ à la retraite ne résout pas le problème de financement, qui est principalement dû à d’autres facteurs. L’INSEE indique parallèlement l’injustice de cette mesure, qui diminue le temps de vie à la retraite. Un âge légal de 65 ans risque de ramener les hommes à une situation équivalente à celle des années ’30, et les femmes à une situation encore antérieure.
    De plus, la réduction du revenu à la retraite lors d’un départ anticipé pèse bien davantage sur les pauvres, qui n’ont pas d’autre moyen de subsistance, que sur les riches.
    Enfin, l’espérance de vie sans problème de santé est pour un cadre de 35 ans, de 34 ans, et pour un·e ouvrier·e, de 10 années de moins. ↩︎
  3. Garantie individuelle de pouvoir d’achat. ↩︎