Le 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. La lutte féministe c’est tous les jours qu’il faut la mener, le 8 mars est l’occasion de l’amplifier et d’appeler à la grève féministe !
À travail égal, les femmes gagnent en moyenne 12% de moins que les hommes. 62 % des salarié·e·s payé·e·s au SMIC sont des femmes, et elles constituent la majorité des 9 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté. Les femmes représentent 82 % des familles monoparentales, et elles sont doublement pénalisées par la démolition des services publics (santé, éducation, petite enfance, prise en charge du grand âge notamment. Elles sont les premières victimes de la dégradation du système de retraites.
Dans la Fonction publique, les femmes gagnent en moyenne 12,3% de moins que leurs homologues masculins. Cette disparité grimpe à 19 % lorsque l’on prend en compte les temps partiels imposés. Ces temps partiels sont une conséquence de la répartition inégalitaire des tâches éducatives et domestiques. Dans l’Éducation, les métiers les moins rémunérés sont la plupart du temps des métiers très féminisés ! Ainsi, il y a près du double d’hommes à la classe exceptionnelle que de de femmes (12,5 % contre 6.6 %), mais 93 % des AESH sont des femmes…
En France des groupes d’extrême-droite continuent de remettre en cause les droits des femmes. La menace d’accession au pouvoir de l’extrême-droite aura des conséquences encore plus désastreuses sur les conditions de vie des femmes. Mais également pour le droit à l’avortement et la défense contre les violences sexuelles et sexistes.
Or à l’heure actuelle, 9 femmes sur 10 répondent toujours avoir adopté des stratégies d’évitement du sexisme au quotidien. Des affaires médiatisées récemment (Pélicot, Le Scouarnec, Haenel) révèlent une présence étendue des violences faites aux femmes dans la société, dans tous les milieux sociaux. À l’international, les gouvernements argentin, états-unien, hongrois et italien, entre autres, s’attaquent à l’IVG, voire aux droits des victimes de violences sexuelles.
Les politiques capitalistes d’austérité portent préjudice aux populations, et tout particulièrement aux femmes. Mais il y a peu de chance que le capitalisme renonce de lui-même à l’exploitation des femmes !
Par la convergence de toutes les formes de lutte, au quotidien et le 8 mars, toutes et tous mobilisé·e·s contre les violences sexuelles et sexistes, et contre les inégalités de genre !
SAMEDI 8 MARS 2025
ABBEVILLE
●10h30●PLACE DE LA MAIRIE●RASSEMBLEMENTAMIENS
●18h00 MAISON DE LA CULTURE●RASSEMBLEMENTARRAS
●15h00 PLACE FOCH●MARCHE FÉMINISTEBEAUVAIS
●10h30 PLACE DE LA MAIRIE●RASSEMBLEMENTLENS
●10h00 PLACE DU CANTIN●MARCHE CONTRE LE PATRIARCAT (affiche)LILLE
●13H30 DEVANT L’OPÉRA●PRISES DE PAROLE ET MARCHE DES FEMMES