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L’APPEL DE LUTTE DE CLASSES ÉDUCATION HAUTS-DE-FRANCE
Lutte De Classes – Hauts de France éducation partage le constat d’autres organisations syndicales concernant la grande insuffisance des réponses du ministre de la Fonction publique et du gouvernement dans son ensemble aux revendications et propositions fortement exprimées par la grève et les manifestations du 5 décembre 2024.
En avril 2025, le premier ministre a même osé annoncer qu’il cherchait à faire 40 milliards d’économie sur le dos, principalement, de la Fonction publique !
40 milliards, c’est l’équivalent du budget de l’Éducation nationale… Mais avec les choix politiques et sociaux de ces dernières années, comment être surpris·e·s de cette indécente obstination gouvernementale ?
Depuis 2017, Macron a méthodiquement vidé les caisses de l’État au profit de l’oligarchie. Chaque année, 60 milliards échappent au budget collectif en raison de cadeaux fiscaux aux entreprises. Les cures d’austérité successives (90 milliards d’euros en trois ans) ont un effet dévastateur sur l’économie, sur l’emploi et sur les solidarités collectives qui fondent la cohésion sociale. Sur la même période, des records de dividendes ont été régulièrement battus en France : ainsi en 2023 près de 100 milliards d’euros ont été distribués aux actionnaires (67 milliards en dividendes purs, et 30 en rachats d’actions).
C’est donc à l’organisation d’un transfert net d’une partie du budget collectif vers les poches de l’oligarchie capitaliste que l’on assiste ! Et soi-disant il n’y aurait plus d’argent pour les services publics, il faudrait bien faire des économies sur leurs dos ? Une prévarication très classique au sein de la lutte des classes menée par l’oligarchie.
Dans le grave contexte international et la paupérisation des populations, Lutte de Classe Hauts-de-France affirme clairement, avec l’intersyndicale de la Fonction publique, la nécessité de défendre collectivement, très fermement, le modèle social conquis par les luttes et les droits et protections que les services publics garantissent aux usager⋅e·s et à toute la population.
Cela passe par la préservation et le renforcement de la Fonction publique : nous revendiquons la pleine reconnaissance des missions d’intérêt général assurées quotidiennement par les personnels.
Rappelons également que seules des missions publiques sont à même d’organiser la lutte collective contre les atteintes au climat, à l’environnement et à la biodiversité – trois sujets d’alerte que le gouvernement ignore délibérément, en mettant en cause les agences et missions publiques qui leur sont consacrées (Ademe, Office français de la Biodiversité, Agence bio…).
Nous refusons la récidive d’austérité budgétaire annoncée pour 2026, au profit des plus riches, et nous nous mobilisons, et appelons à se mobiliser, pour que d’autres choix soient faits en faveur de la Fonction publique, et donc de la très grande majorité de la population, et pour reconnaître l’engagement de ses agent⋅e·s au service de tou·te·s.
Grâce à la mobilisation, le projet d’allonger à trois jours la carence en cas d’arrêt pour maladie a été abandonné ; mais le gouvernement a quand même imposé une réduction de 10 % de la rémunération des personnels qui s’arrêtent pour raison de santé ! Nous ne pouvons accepter tant de désinvolture et de mépris.
Pour les petits salaires, l’indemnité de garantie individuelle du pouvoir d’achat (Gipa) a été également supprimée pour 2024 et 2025 alors même que toutes les rémunérations de la Fonction publique ont été affaiblies par les effets de la crise inflationniste des années passées.
Lutte de Classes Hauts-de-France appelle en conséquence les personnels à se réunir en assemblée générale sur les lieux de travail, pour organiser la mobilisation collective dans la cadre de la journée unitaire de lutte et d’actions du mardi 13 mai 2025, en se donnant les moyens de construire la grève qui pourra faire entendre pleinement nos revendications :
• la rémunération complète, sans carence, pendant les jours d’arrêt maladie ordinaire ;
• le versement de la GIPA pour 2025 ;
• des politiques publiques à la hauteur des besoins de la population (maternités, hôpital, éducation, recherche, protection de l’environnement, préservation des conditions d’existence, territoires, transports…) ;
• des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services publics ;
• des créations d’emplois partout où c’est nécessaire, contre la pénurie organisée, pour l’accès de toutes et tous à des services publics de qualité et pour des conditions de travail décentes ;
• une augmentation générale des salaires, à commencer par les plus bas, avec une refonte des grilles indiciaires – a minima pour effacer les effets de l’inflation ;
• l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
• la même rémunération revalorisée pour les agent·e·s contractuel·le·s et les titulaires, et la titularisation sans condition pour les agent·e·s qui le souhaitent ;
• la fin des injonctions hiérarchiques qui ne servent pas l’intérêt de toutes et tous.
LDC-HdF considère que la question de l’organisation du travail et des conditions de travail doit être discutée à la base au sein des divers métiers de la Fonction publique.
LDC HdF dénonce la nocivité des hiérarchies qui importe des méthodes managériales du privé : on en connaît les conséquences sur la santé mentale et physique des personnels.
LDC HdF rappelle que sous couvert de « gouvernance de bon sens » les choix politiques se placent en réalité dans le cadre ultra-libéral de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), qui planifie la récupération marchande par le privé de pans entiers des services publics.
TRACT LDC-HdF EN GRÈVE LE 13 MAI
MANIFESTATIONS
AMIENS 𔑨 14H00 MAISON DE LA CULTURE
LAON 𔑨 10H00 PLACE FOCH
LILLE 𔑨 14H30 PORTE DE PARIS
MONTATAIRE 𔑨 10H00 MAIRIE
SAINT-QUENTIN 𔑨 15H00 PLACE DU 8 OCTOBRE