télécharger le tract d’appel à la grève
Le 10 septembre, un bien beau début
La mobilisation commencée le 10 septembre a été un succès.
Laissons de côté les commentaires de tout ordre concernant les actions ou le chiffrage : il est extrêmement clair à quiconque qui s’est mobilisé·e mercredi, ou s’est rendu·e dans l’une des nombreuses Assemblées qui se sont réunies ces jours-ci, qu’une unité populaire se construit, qui réunit au-delà des cercles habituels.
Évidemment, de gouvernement en gouvernement, les représentant·e·s de la finance, de la grande bourgeoise et du vieux monde tentent les manœuvres les plus tordues pour rester au pouvoir et défendre un capitalisme mortifère et porteur de divisions. La communication s’acharne à décrédibiliser ce qui est en train de se passer.
Mais Gilets Jaunes, militant·e·s syndicales/aux, primo-manifestant·e·s, retraité·e·s, privé·e·s d’emploi, travailleurs/ses du privé et du public, font converger leurs aspirations, contre les violences de classes, les violences racistes, les violences sexistes et la destruction du climat et de la bio-diversité.
Toutes et tous, le 10 septembre, nous avons pu compter sur la détermination et le dynamisme de la jeunesse mobilisée, massivement présente dans les cortèges, les actions, les assemblées générales. Toutes les conséquences que nous imposent le capitalisme ont été dénoncées – sans oublier les discriminations racistes, sexistes, homophobes, ni la destruction de la planète, ni le génocide à Gaza, ni la menace du fascisme ; toutes conséquences soit des méthodes violentes du capitalismes pour régner, soit de ses méthodes productivistes, extractivistes et coloniales, soit de son mode de défense historique, s’appuyer sur l’autoritarisme pour faire taire les oppositions.
L’ambiance dans les AG et les manifestations est un véritable vent frais qui souffle sur les luttes, avec la grande diversité des personnes mobilisées, « habitué·e·s » des manifs ou non, syndiqué·e·s et non syndiqué·e·s, jeunes et retraité·e·s… Des enfants se sont même exprimé·e·s dans certaines AG, comme à Lille, pour remercier les adultes de bouger pour changer tout ce qui est effrayant dans le monde.
Et depuis le 10, il y a des actions ou des AG tous les jours dans la région comme partout.
Tu sais pourquoi il faut continuer
La situation est claire. « Déficit ! Déficit ! Les Français·e·s doivent faire des efforts ! »… mais de 2017 à 2024, malgré l’inflation, les dépenses publiques ont été augmentées de… 0 %, tandis que les recettes ont été diminuées de 2,5 % du PIB en raison de choix politiques en faveur des plus privilégié·e·s (suppression ou diminution de nombreux impôts comme l’ISF ou l’impôt sur les sociétés, arrangements fiscaux…). C’est ainsi que la fortune des milliardaires a été multipliée par 9,4 entre 2003 et 2023, avec une accélération à partir de 2017. Elle est passée de 124 milliards d’euros à… 1 170 milliards d’euros ! Dans le même temps, le salaire annuel moyen brut n’a été augmenté que de 1,56 (de 27 902 € à 43 592 €). Alors, il est où l’argent ?
Depuis 2017, il y a 1,2 million de personnes en plus qui vivent sous le seuil de la pauvreté. De 2022 à 2023, l’augmentation a même été de 650 000 personnes, un record.
De l’argent il y en a. On peut toujours croire au ruissellement comme au père Noël, les gouvernements successifs orientent massivement le flux des richesses produites par les travailleurs/ses vers l’oligarchie.
Le capitalisme tourne à plein, on en constate les conséquences désastreuses aussi bien sur l’environnement et la bio-diversité que sur la santé de la population – ce n’est pas pour rien que la pétition contre la loi Duplomb a recueilli plus de 2 millions de signatures, ce qui a poussé le Conseil d’État à censurer l’introduction d’un ou deux néo-nicotinoïdes vraiment dangereux, avant que Macron ne promulgue quand même la Loi, malgré les importantes régressions qu’elle contient encore.
Et cela a des conséquences très lourdes, pour les conditions et possibilités d’existence, comme pour les services publics qui bénéficient à toutes et tous.
La politique de l’offre en cours depuis 2015 a fait la preuve de son inefficacité à améliorer les conditions d’existence de la plupart des personnes, mais elle a fortement affaibli les fonctions publiques. Les conditions de travail des personnels se sont dégradées en même temps que le service rendu à la population.
Si tu travailles dans l’Éducation, tu ne peux plus te taire
Ainsi dans l’Éducation, de rentrée en rentrée, la situation est chaque fois plus inquiétante, et celle-ci l’est particulièrement. Les effectifs des classes deviennent extrêmement lourds. De nombreux postes ont été supprimés, d’enseignement mais aussi dans les services médico-sociaux, les CIO, parmi les agent·e·s polyvalent·e·s des établissements : pas de remplacements à hauteurs des besoins, le « mode dégradé » est devenu la règle !
Les personnels sont soumis·e·s à rudes épreuves, leur santé en pâtit, alors que l’Éducation nationale ne compte que… 64,7 ETP de médecins de prévention pour 977 254 agent·e·s : un rapport de 1 pour 15 104.
Or les conditions sont tellement pénibles que depuis 2013, 11 800 postes aux concours d’enseignement du premier degré n’ont pas été pourvus. Dans l’Éducation nationale, les demandes de ruptures conventionnelles explosent, mais désormais les rectorats les refusent massivement.
Par ailleurs, dans le second degré, depuis 2017, 8 800 postes ont été supprimés, pour 8 000 élèves supplémentaires ; il faudrait 45 000 recrutements pour retrouver le niveau d’encadrement de 2006, selon une estimation. On compte actuellement 2 700 assistant·e·s sociales/aux et 7 800 infirmier·e·s pour… 15 millions d’élèves et d’étudiant·e·s. Dans un contexte où trois millions d’enfants vivent en-dessous du seuil de pauvreté et où le nombre d’enfants dormant à la rue a augmenté de 30 % en trois ans.
Le rectorat de Lille refuse toujours de scolariser des mineur·e·s, comme en témoigne la situation des Jeunes en Recours du Collectif de Bois-Blancs. Quand pénuries de moyens et racisme implicite se donnent la main…
Action !
ENSEMBLE, METTONS UN COUP D’ARRÊT À TOUTES CES POLITIQUES HONTEUSES :
EXIGEONS UNE AUTRE POLITIQUE, LE PARTAGE DES RICHESSES ET LE RESPECT DE TOUTES ET TOUS.
Poursuivons la mobilisation du 10 septembre, sous différentes formes, actions collectives ou grève dans certains secteurs,
PARTICIPONS TRÈS MASSIVEMENT À LA JOURNÉE INTERSYNDICALE DE GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE JEUDI 18 SEPTEMBRE !
Pas d’excuses pour ne pas agir, c’est le bon moment.
TOUT DOIT S’ARRÊTER, CONSTRUISONS LA GRÈVE GÉNÉRALE !
Où et quand ?
Aisne (02)
LAON : 10h00 Parvis de la Gare
SOISSON : 14h00 Espace Halimi Chevreux
St QUENTIN : 15h00 Place du 8 octobre
TERGNIER : 09h00 Techncentre SNCF
CHAUNY : 15h00 Place de la Mairie
CHATEAU-THIERRY : 15h00 Rond point avenue d’Essômes
Nord (59)
LILLE : 5h00 parc JB Lebas (là) – 13h00 devant l’Hôtel de Ville AG – 14h30 Porte de Paris manifestation – Wazemmes Casquette ou Fives Bourse ? AG post-manif
DUNKERQUE : 14h30 Place de la gare
DOUAI : 10h00 Place d’Armes
VALENCIENNES : 10h00 Place d’Armes
CAMBRAI : 10h00 Mairie
MAUBEUGE : 9h30 Chambre Patronale Sambre Rue de la Croix
Oise (60)
BEAUVAIS : 14h00 Place des Maréchaux
COMPIÈGNE : 10h00 ZAC de Mercières
CREIL : place du 8 mai dans la journée
MONTATAIRE : 10h00 devant la mairie
Pas de Calais (62)
ARRAS : 10h00 Place de la gare
BOULOGNE SUR MER : 10h30 Bourse du travail 6 rue d’Artois
ST OMER : 09h30 Parvis de la gare
CALAIS : 09h30 devant la Mairie
Somme (80)
ABBEVILLE : 10h00 boulevard Vauban
AMIENS : 14h00 Parvis de la maison de la culture
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